Plus dans une déchèterie municipale. Depuis le 1er janvier 2025, les douze espaces tri parisiens n’acceptent plus les gravats ni les déchets de construction et de démolition — plâtre, placo, bois traité, inertes. Un particulier qui dépose une cloison ou un sanitaire n’a plus de solution municipale à Paris et doit passer par une déchèterie privée ou une entreprise.
C’est le changement le moins connu et le plus bloquant. Il ne concerne pas les encombrants ordinaires — mobilier, matelas, électroménager — qui restent pris en charge sur rendez-vous, dans la limite de 3 m³ par personne.
Il concerne tout ce qui relève du chantier, même minuscule : une cloison déposée, un lavabo cassé, du carrelage arraché, un sac de plâtre. Ces déchets ont leur propre filière, financée par une éco-contribution payée à l’achat des matériaux, et les points de reprise sont majoritairement des négoces de matériaux, pas des déchèteries municipales.
Dans un débarras d’appartement, le tri se fait donc en deux flux dès qu’il y a eu des travaux : ce qui part en réemploi ou en recyclage d’un côté, les inertes de l’autre. C’est une part du prix, et c’est pour cette raison que « je vous débarrasse tout, tout compris » doit vous faire poser une question de plus.
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